Reflet est un conte moral. Après
les spectacles déambulatoires Au coin de la rue Marengo et 3, rue Henri Moreau, qui entraînaient les spectateurs dans des labyrinthes, Geoffroy Mathieu
s'empare du plateau pour observer y vivre une communauté humaine où ma télévision viendrait d'imploser.
Quelque part, perdu au-delà de tout regard, vivent des êtres renfermés sur eux-mêmes, dans des nids protecteurs qu'ils ont construits de bric et de broc. Ils se défient d'un
monde où ils ne trouvent pas leur place, d'une société qu'ils ont fuie et qu'ils n'appréhendent qu'à travers leurs télés.
Ainsi passent leurs jours, immuables et vides.
Mais un soir, l'ordre de ce petit monde s'écroule quand la boîte à images tombe en panne. Panique, angoisse,
terreur... Que vont-ils devenir sans elle ?...
Leurs yeux se décillent et, dans le reflet d'un vieux miroir, ils découvrent qu'au-dehors de leurs cabanes vivent d'autres êtres, aussi abandonnés qu'eux-mêmes.
Les personnages sont alors entraînés dans un tourbillon où se mêlent peurs, joies, désillusions et désirs dans des atmosphères tour à
tour poétiques, drôles, oniriques...